samedi 17 mars 2018

La Méthode SEDONA - l'Art du lâcher prise



J’ai récemment publié sur ce blog un article sur l’équation du bonheur « S’accepter + être satisfait de ce que l’on a = la clé du bonheur » et  j’aimerais approfondir cette notion d’accueillir ce que la vie nous présente.


Lorsque nous vivons une expérience désagréable, bien souvent notre attention se porte sur le fait de la changer, de la rejeter.

Bien souvent, nous passons d’une expérience à l’autre sans intégrer l’essence de ces expériences.


Nous ne prenons pas le temps de voir le cadeau qui sont au cœur de chacune d’entre elles, a fortiori pour celles que nous libellons comme désagréables, et donc à éviter à tout prix.


Or, lorsque nous nous concentrons sur la modification de notre expérience, notre attention est en fait focalisée sur ce que nous ne voulons pas, ce que nous rejetons. Selon la loi de la vie, tout ce à quoi nous résistons persiste.  Ce que nous ne voulons pas vivre, ne pas ressentir prend de plus en plus de place dans notre tête, dans notre cœur et concrètement dans notre vie.


La recherche du plaisir qui s’accompagne du refus de la douleur est un reflex instinctif de la nature humaine. Cette attitude est donc bien compréhensible et passer du réflex à la conscience demande un effort de vigilance et une volonté forte d’évolution.  


Lorsqu’il y a ce lien entre plaisir et peur/refus de la douleur (perte, manque, souffrance etc) ce fameux plaisir recherché, qui comme toute chose est éphémère, ne peut plus être pleinement apprécié car en toile de fond il y a cette peur du manque que l’on anticipe.


Pour certaines personnes,  notamment dans le cas des addictions, cette recherche incessante de plaisir (pour calmer le stress et l’angoisse de la souffrance réelle ou anticipée) devient un cercle infernal qui finalement renforce un sentiment de manque et d’incomplétude.




Il n'y a aucune satisfaction pleine et durable dans toute expérience externe à soi. Lorsqu’on dépend de facteurs extérieurs pour « se sentir bien » on devient esclave et la vie devient une course sans fin souvent frustrante sans jamais atteindre la paix intérieure et la joie profonde qui sont les bases de l’épanouissement.


Lorsque nous acceptons pleinement l’expérience vécue, quelque chose de magique se passe à l’intérieur de nous. Nous captons alors l’essence de l’expérience dans son expression de la Vie : l'Être, la Conscience et l'Amour.


Plus nous accueillons et posons une attention aimante à toutes nos expériences, plus nous acceptons de lâcher les émotions, croyances qui nous font souffrir en lien avec ces expériences, plus nous nous sentons vivants et connectés à la Vie.


C’est ce que propose la Méthode SEDONA créé par Lester Levenson suite au diagnostic de ses médecins qui le considéraient comme perdu.


Hale Dwoskin qui enseigne cette méthode commence en général ses séminaires par un petit exercice très simple.



Exercice de lâcher prise


Prenez un stylo, un crayon ou un petit objet solide que vous pouvez laisser tomber facilement. Mettez le devant vous et prenez le dans vos mains en le tenant fermement.
Imaginez maintenant que cet objet est une émotion désagréable ou une pensée limitante et que votre main représente votre conscience.


Si vous vous agrippez à l'objet pendant un certain temps, vous commencerez à ressentir des tensions mais également il y aura une sensation de quelque chose bien connu, de familier.


Maintenant, ouvrez votre main et faites rouler l'objet dedans.


Remarquez que vous êtes celui qui s'y attache. Cet objet n'est pas attaché à votre main.


La même chose s’applique également à  vos émotions. Lorsqu’on s’agrippe à ses émotions, que ce soit en les combattant ou en y pensant tout le temps nous les emprisonnons en nous et nous ne pouvons pas passer à autre chose car nous nous attachons à elles, nous nous identifions à elles.


Le langage exprime bien cette nuance. Nous disons plus facilement « je suis triste » que « je me sens triste ». Vous sentez la différence ? Dans le premier cas on affirme que cette émotion fait partie intégrante de qui nous sommes et dans l’autre on exprime que c’est un sentiment qui nous traverse et qui passera.


Revenons à l’exercice. Ramenez votre attention sur ce petit objet qui repose au creux de votre main et laissez le tomber sur le sol ou roulez sur la table.  Maintenant, laissez l'objet partir. Qu'est-il arrivé? Vous avez lâché l'objet et il a quitté votre main. Était-ce difficile? Bien sûr que non. Et bien c’est ça le lâcher-prise.


Cet exercice peut paraître simpliste mais je trouve qu’il illustre bien le fait que nous avons tous la possibilité de faire le choix de nous agripper à des émotions et croyances pendant des années ou de les laisser partir et ainsi faire de la place pour du nouveau.



Le parallèle avec les émotions

De même que l’objet a quitté votre main lorsque vous l’avez laissé partir, à chaque fois que vous accueillez un sentiment sans jugement, vous ouvrez votre conscience. Cela permet à ce sentiment de partir tout naturellement - comme les nuages qui passent dans le ciel.


Si vous prenez un objet bien dense : votre stylo, une pierre etc… et que vous l’observez sous un microscope extrêmement puissant vous verriez qu’il est composé de molécules et en élargissant encore plus vous ne verriez plus que l’espace dans lequel baignent les molécules et les atomes.


Quand vous plongez au cœur d'un sentiment, vous observez un phénomène comparable: il n’y a plus de substance.


Plus vous utilisez cette technique de la libération (ou d’autres), plus vous découvrirez qu’au fond de vous existe un espace de silence et de paix immense.


Hale Dowskin nous explique même nos sentiments les plus extrêmes ont autant de substance qu'une bulle de savon. Or, lorsque vous enfoncez votre doigt dans une bulle de savon: elle disparaît. C'est ce qui se passe quand vous accueillez ce que vous vivez.


Le processus de  lâcher-prise qu’il enseigne permet de vous libérez de vos schémas répétitifs dans vos comportements, pensées et émotions.


Le seul prérequis est d'être aussi ouvert que possible au processus sans essayer de comprendre ou d’analyser (pas facile pour la plupart d’entre nous !)


Plus vous vous permettrez de voir, d'entendre et de ressentir, plutôt que de penser à comment et pourquoi cela fonctionne plus le processus sera profond.


Si c’est difficile pour vous de sortir du mental qui veut comprendre, vous pouvez utiliser le processus ci-dessous pour lâcher prise du  «vouloir le comprendre».La compréhension vient après avoir fait l’expérience directe du lâcher prise.


Assez de blabla, passons à la pratique !



Pratique choisir de lâcher prise

Installez vous confortablement et portez votre attention à l’intérieur de vous. Vous pouvez fermer les yeux ou les garder ouverts, comme vous préférez.


Etape 1 : Choisir la problématique et se connecter à l’intérieur de soi


Identifier un problème dont vous aimeriez bien vous libérer et laissez vous ressentir ce que vous ressentez en ce moment.


Ne prenez pas forcément une émotion forte pour commencer. Pour tester le processus vous pourriez par exemple vous connectez à ce que vous ressentez à propos de cet exercice et ce que vous voulez en tirer.


Accueillez votre ressenti, ce qui est présent en vous maintenant, sans jugement. Ne visez pas la perfection, faîtes simplement de votre mieux.


Si vous avez l’impression de ne pas être au clair sur ce que vous ressentez, ce n’est pas grave, accueillez. Plus vous ferez ce processus plus il vous sera facile d’identifier ce que vous ressentez.




Étape 2 : La première question : Puis-je ?


Posez-vous la question suivante: Puis-je accueillir ce sentiment


Cela équivaut à se demander : Suis-je capable de/ai-je la possibilité de permettre à ce sentiment d’être là?


Cette question en implique une autre implicitement : « Puis-je laisser partir cette émotion ? » puisque lorsque le ressenti est accepté il disparaît.


Laissez venir la réponse sans y réfléchir. Ce qui vient spontanément est la réponse juste. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse. Que la réponse spontanée soit "Oui" ou "Non" cela n’a pas d’importance.


Même lorsque la réponse est « Non » très souvent il y a un changement dans l’intensité de l’émotion ressenti. Le fait d’être en contact avec son émotion et authentique dans sa réponse engage déjà le processus de transformation.


Du mieux que vous le pouvez, répondez à la question que vous avez choisie avec un minimum de réflexion, évitez d’essayer de deviner ou de vous lancer dans un débat interne sur les mérites de cette action ou ses conséquences.



Étape 3: Suis-je prêt(e) à le faire ?

C’est l’étape de la 2ème question du processus : « Suis-je prêt(e) à le faire ? »


Cela revient à vous demander : Suis-je prêt(e) à accueillir cette émotion, ce ressenti et donc suis-je prêt(e) à la laisser partir?


Là encore, éloignez vous le plus possible de tout débat dans votre tête.


Souvenez vous que vous faites toujours ce processus uniquement pour vous-même, dans le but de gagner votre propre liberté et plus de clarté.


Peu importe que le sentiment soit justifié, durable ou juste. Si la réponse est «non», ou si vous n'êtes pas sûr, demandez-vous: «Est-ce que je préfère garder ce ressenti, ou préférerais-je en être libéré(e)?


Même si la réponse est toujours «non», passez à l'étape 4. 




Étape 4: Quand ?

Cette question très simple : « Quand? » est une invitation à laisser partir ce ressenti désagréable dès maintenant. Cela vous rappelle que le laisser-prise est une décision que vous pouvez prendre à tout moment. 


Laissez monter la réponse. Quelque soit la réponse ne jugez pas.



Étape 5: La répétition des 4 premières étapes

Répétez les quatre étapes précédentes aussi souvent que nécessaire jusqu'à ce que vous vous sentiez libéré de ce ressenti qui vous pèse. 


Vous allez probablement lâcher un peu plus à chaque étape du processus.


Les résultats peuvent tout d'abord être assez subtils mais très rapidement, si vous êtes persistant, les résultats deviendront de plus en plus visibles.


Vous pouvez constater également qu’il y a des  couches de sentiments qui se superposent sur une même problématique.


La bonne nouvelle est que tout ce qui a été accueilli et lâché est parti pour de bon.


Comme toujours vos commentaires sur cet article sont les bienvenus !

mardi 6 mars 2018

Spiritualité et matérialité : l’équilibre est-il possible ?




Il y a quelques jours un ami et collègue a écrit sur son blog un article intitulé « Peut-on allier spiritualité et business ? »


Cet article a suscité de nombreux commentaires (dont les miens !) et comme c’est un sujet qui me tient à cœur j’ai eu envie de vous partager mon point de vue sur la question.


Qu’est-ce que la spiritualité ?

Sous la rubrique spiritualité dans Wikipédia on trouve 
"La notion de spiritualité comporte aujourd'hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage. Elle se rattache conventionnellement, en Occident,  à la religion dans la perspective de l'être humain en relation avec des êtres supérieurs (dieux, démons) et le salut de l'âme. Elle se rapporte, d'un point de vue philosophique, à l'opposition de la matière et de l' esprit ou encore de l'intériorité et de l'extériorité.

Elle désigne également la quête de sens, d'espoir ou de libération et les démarches qui s'y rattachent. Elle peut également, et plus récemment, se comprendre comme dissociée de la religion ou de la foi en un Dieu, jusqu'à évoquer une « spiritualité sans religion » ou une « spiritualité sans dieu ».


La spiritualité est-elle liée à la religion ?

Selon moi la spiritualité va bien au-delà de la religion.

En théorie, la religion est basée sur la spiritualité mais la réalité peut être bien différente (du moins dans certains cas). Mon expérience m’a fait côtoyer aussi bien des personnes très « croyantes » dont les comportements s'avéraient très éloignés des enseignements de leur religion que des êtres pleins d’amour, de sincérité dans leur foi qu’ils s’appliquaient à intégrer dans leur vie quotidienne.  


Personnellement, je ne ressens pas le besoin d’appartenance à une religion alors que la spiritualité est un pilier essentiel dans ma vie qui sous-tend ma vision de la vie.




N’étant pas très à l’aise avec le mot Dieu, je me connecte pour guidance, soutien et réconfort plutôt à ce que je nomme la Source. Ma conviction est que cette Source est à l’origine de tout ce qui existe dans l’Univers. Elle est à la fois unifiée et multiple. Elle en nous et autour de nous.


Nous sommes donc tout à la fois humains et divins. Notre partie humaine fait l’expérience de la dualité, de l’Ombre et de la Lumière. Cela fait partie de l’incarnation et je pense que c’est important d’accepter que  cela fait partie de notre expérience sur terre.


Il y a de nombreuses années, la première formation que j’ai suivie pour devenir thérapeute s’intitulait « Thérapie Holistique », c’est à dire s’intéressant à toutes les composantes de l’être humain. Prendre en compte tous les aspects de l’Etre était, déjà à l’époque,  quelque chose d’essentiel pour moi.


Mon point de vue sur la spiritualité est qu'elle est dans tout parce qu’elle fait partie de la vie et de nature de l'humain. Par contre, on peut passer toute sa vie sans en être conscient et/ou s’en couper soit complètement, soit en la cantonnant à certains domaines.


La spiritualité permet de vivre en conscience que nous faisons partie d’un grand Tout, que nous avons une âme qui a choisi une mission et nous incite à nous engager dans cette mission sur cette Terre.




Entre l’âge de 7 à 10 ans, étant élevé par des parents catholiques, j’allais aux cours de catéchisme tous les jeudis après-midi. 

J’étais une grand « fan » de Jésus ! J’aimais son enseignement plein d’amour inconditionnel, de compassion sans chichis ! Cela résonnait avec l’idéal que j’avais au fond de mon cœur d’enfant.


En tant qu’adulte, ce que je retiens de cet enseignement c’est cette notion d’amour compatissant et sans jugement qui est pour moi l’essence même de la Spiritualité.


Nous sommes une alliance Corps – Ame – Esprit

Nous avons un corps (au moins la dessus il y a consensus !). Ce corps vit des sensations, des émotions. Notre cerveau pense, nos sens interprètent ce qu’ils perçoivent de l’extérieur, les évènements que nous vivons. Nous forgeons ainsi des croyances plus ou moins aidantes.


Le corps est également un véhicule. Le véhicule de notre âme. Une amie thérapeute que j’aime beaucoup décrit l’âme comme une parcelle de l’Esprit. C’est en quelque sorte le pont qui nous connecte à cette partie divine qui est en nous, à l’Esprit, à la Source de ce grand Tout. Ce grand Tout est également l’espace de tout les possibles, une infinie intelligence et sagesse. Il est commun à tous, accessible à tous.


L’âme, cette parcelle de l’Esprit, est individualisée. Nous avons tous une âme qui a choisi pour cette incarnation une mission principale. Nos missions sont donc différentes et c’est à nous d’être créatif pour cheminer le plus loin possible dans cette mission. La vie est une belle aventure, ne l’oubliez jamais,  et chaque événement, chaque difficulté a un sens et est une clé pour se poser les bonnes questions qui nous permettent d’évoluer.



Comment vivre sa Spiritualité dans la matérialité ?




Nous sommes donc une parcelle d’Esprit incarné dans un corps qui vit dans le monde de la matière.

L’article de mon ami Jean-Michel que j’ai mentionné au début de cet article a fait ressortir des avis très contrastés sur ce sujet.


Pour vous donner le contexte, Jean-Michel est un thérapeute qui s’est spécialisé dans le coaching des praticiens du mieux-être pour mettre son expérience passée de commercial au service de cette catégorie de professionnel afin de leur permettre de vivre décemment de leur activité.


Il a un langage très direct et sans détour quand il parle d’argent et du besoin de gagner suffisamment pour vivre de son activité et donc de marketing, ce qui suscite parfois des réactions assez vives.


Cela m’a fait réfléchir à cette difficulté avec l’argent commune à de nombreuses personnes qui donnent une grande place à la Spiritualité dans leur profession et dans leur vie.


Lorsqu’on est thérapeute c’est souvent parce qu’on sent que cela fait partie de notre mission. On ne choisit pas ce métier pour s’enrichir. On le fait parce que quelque chose de très profond en nous nous pousse à vouloir accompagner l’autre vers un mieux-être, l’épanouissement, une guérison, une évolution, une libération etc.. bref ce que notre âme a choisi pour sa contribution au monde.



Le lien entre la relation à l’argent et l’amour

Jésus disais « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».


Or, cela commence par l’amour de soi car on ne peut aimer les autres ou la vie sans ce point de départ qui permet de s’approcher de l’amour « inconditionnel », sans attentes, sans jugements qui est l’apanage des vrais Maîtres Spirituels.


Très souvent chez les thérapeutes et toute autre personne pour qui la spiritualité tient un part importante dans sa vie, l’argent est associé à énormément d’images négatives, aux personnes qui se font de l’argent sur le dos des autres, à un manque de scrupules et de moralité.


Dans ma pratique de thérapeute j’ai été confronté à cela pendant très longtemps (pendant plus de 10 ans j’ai proposé mes services gratuitement ce qui impliquait que j’avais un travail rémunérateur qui me permettait de payer mon loyer, les factures et les nombreuses formations que j’ai accumulées au fil des ans).


Lorsque j’ai finalement pris la décision de me dédier à temps plein à ce que je considère comme ma mission il m’a bien fallu questionner mon rapport à l’argent dans ce domaine.


En tant qu’énergéticienne, je sais bien que l’argent est une énergie qui circule dans une relation de donner et recevoir.




Or, ce que l’on a besoin de donner et recevoir de façon prioritaire depuis notre petite enfance c’est l’amour. En ce qui me concerne, je me suis rendue compte que c’était ce manque d’amour reçu durant mon enfance qui m’a fait prendre un rôle de sauveur où je donnais tout pour me rendre me faire aimer ou au moins accepter.


Dans ces conditions durant une bonne partie de ma vie,  l’autre était plus important que moi et il tenait entre ses mains le pouvoir de me donner l’approbation dont j’avais tant besoin.


C’est lorsque j’ai pris conscience qu’une partie inconsciente de moi me faisait reproduire ce déséquilibre entre le donner et recevoir dans mon engagement de thérapeute que j’ai pu commencer à me faire payer sans me sentir coupable ! Je me suis rendue compte que cela permettait aux personnes qui venaient me voir d'être elles aussi dans un équilibre entre le donner et recevoir et donc dans une relation plus juste. 


Dans notre société la « monnaie d’échange » est majoritairement l’argent. Le montant est lié à la valeur que l’on attribue a ce que l’on propose que ce soit comme objet ou prestation.




Cette notion de valeur est essentielle mais l’équilibre est difficile à trouver peut être tout particulièrement dans les activités en lien avec la relation d’aide.


Cela se joue à plusieurs niveaux :
  • la valeur que le praticien donne à ce qu’il propose à ses clients et au sentiment de sa propre valeur (estime de soi, respect de soi)
  • la valeur que le « client » s’octroie à lui-même.  Moins on se reconnaît une valeur moins on sera prêt à payer pour se faire du bien, se faire plaisir, s’occuper de soi etc…
  • la valeur que ce même client donne au service qui lui est proposé est en lien directe avec les 2 points précédents.

Je vais être tout à fait honnête avec vous. Je n’ai pas encore franchi le pas de faire du marketing pour promouvoir mes activités de thérapeute et de coach mais je sens que c’est la prochaine étape à franchir pour me permettre de diffuser ce qui me tient à cœur et d’œuvrer plus largement pour ma mission.

Par contre, pas n’importe quel marketing ! D’ailleurs j’aimerais bien trouver un autre nom que marketing car ce mot me rebute un peu. J’ai tendance à l'associer  à de la manipulation pour pousser à l'achat.


Avez-vous des idées pour ce nouveau mot? Un mot qui évoque plus l’idée de diffuser, informer, motiver. Une façon de promouvoir, de diffuser mes activités  de façon authentique, qui donne envie de s’engager (et donc de donner de l’argent puisque c’est l’énergie d’échange en vigueur dans notre société) afin de permettre à plus de personnes de vivre le meilleur de soi, pour s’épanouir et prendre sa juste place dans le monde.


Le marketing (étique bien sûr) lorsqu’il est au service de la mission de l’âme me semble être au service de la spiritualité et dans ce cas les deux cohabitent harmonieusement.


On associe souvent cette démarche marketing à une démarche qui nourrit l’égo.


L’ego fait partie de la nature humaine. La difficulté est de s’assurer qu’il ne prenne pas toute la place! Ça c’est notre boulot d’humain! Pour moi, l’équilibre survient lorsque l’ego (dans le sens de la conscience de notre individualité, de notre spécificité) se met au service de notre âme.



Le monde change une personne à la fois donc si le marketing permet d’œuvrer dans ce sens je suis partante!




Je serais vraiment intéressée de lire vos commentaires sur la question.  

Ressentez-vous la Spiritualité et la Matérialité comme deux aspects dualitaires et inconciliables ou bien avez-vous réussi à les faire cohabiter de façon harmonieuse.


A vos plumes ! Je suis impatiente de vous lire !


Si vous avez envie de voir ce que Jean-Michel dit au sujet de la Spiritualité et du Marketing  c’est par ici !



samedi 3 mars 2018

L’art de poser de saines limites et de respecter ses besoins en 4 points



Dès notre plus jeune âge, nos parents et les adultes de notre entourage, nous incitent plus ou moins fortement à être socialement acceptables.


À bien des égards, cet apprentissage des règles sociales est nécessaire. Il  apprend à l’enfant et à l’adolescent les limites nécessaires à la vie en société. Cela évite les dérives des « enfants rois » qui ne prennent en compte que leur propre désir sans aucun respect pour les autres avec toutes les conséquences que cela a dans leur vie et ceux des autres.


Par contre, lorsque cette éducation est trop ciblée sur cette conformité à la norme sociale, le risque existe qu’elle nous formate, nous enferme et nous enseigne également à ignorer nos propres besoins et désirs.


Parfois, pour se faire aimer et accepter nous nous enfermons dans ce moule et pour mieux le faire nous ignorons nos besoins. Pourtant le respect de nos propres besoins est fondamental pour notre santé, notre épanouissement, notre évolution et  la qualité de nos relations : avec nous-mêmes, avec les autres et avec la société dans son ensemble.


Chez les hyper-sensibles cette tendance à nier leurs besoins pour faire plaisir à l’autre est une problématique très fréquente qui peut avoir de sérieuses répercussions sur leur santé et de façon plus générale sur leur équilibre et leur bien-être.


La pyramide de Maslow décrit les besoins humains selon une hiérarchie. Chaque niveau doit être satisfait pour pouvoir passer au suivant. Lorsque les besoins liées à la survie sont satisfaits on peut alors aller vers des besoins qui correspondent à notre évolution. 





L’effet cocotte minute

Une des conséquences possibles du non respect de ses besoins est ce que j’appelle l’effet cocotte-minute.


Nous avons des besoins vitaux (respirer, boire, manger, dormir). Ces besoins là ne sont pas contestés puisqu’ils sont nécessaires à notre survie.


Mais nous avons également d’autres besoins qui sont liés à qui nous sommes, à nos valeurs profondes et qui nous sont nécessaires non pas pour survivre mais pour vivre pleinement notre vie.


Un besoin non assouvi ne disparaît pas, bien au contraire, tout comme un enfant qui boude, il reste dans son coin, parfois bien caché dans un repli de notre inconscient à ruminer son mécontentement.


Chaque fois qu’un besoin n’est pas satisfait, il rejoint ses autres compagnons mécontents dans les profondeurs de notre psyché.


Tout comme une cocotte minute en surchauffe qui explose, notre colonie de besoins frustrés remonte à la surface. C’est le « pétage de plomb », la petite goutte qui fait déborder le vase… La personne qui se pliait en quatre et se sacrifiait pour faire plaisir aux autres devient une vraie furie à la plus grande surprise de l’entourage !

Cet effet cocotte minute peut se traduire par une crise relationnelle et affective mais également parfois elle se manifeste dans la maladie ou dans la dépression, le burnout.



C’est pourquoi il est important d’être au clair avec ses besoins et de les respecter.


Voici 4 attitudes à développer qui permettront une attitude juste par rapport à vos besoins.



1. Reconnaissez vos besoins


Cela débute par la prise de conscience que se sacrifier et oublier ses besoins ne fait pas de vous un(e) saint(e) aimé(e) et admiré(e) par tous loin de là. On aura plutôt tendance à vous prendre pour un paillasson.


Pensez aux personnes de votre entourage (ou dans les films) qui donnent toujours (même quand on leur demande rien) et qui finissent par se plaindre qu’ils ne reçoivent jamais en retour. Comment les percevez-vous?


Très souvent derrière cette attitude de victime ou de martyr, se cache une stratégie maladroite (et inefficace) de se faire aimer, d’être importante pour l’autre.

C’est souvent une stratégie adoptée très tôt quand l’enfant a l’impression que pour avoir l’amour de ses parents il faut le mériter, il faut aller au devant des désirs de sa mère ou de son père.


Lorsque vous êtes dans le rôle de la victime ou du martyr (et c’est ce que vous faîtes quand vous faîtes passer les besoins des autres avant les vôtres),  vous donnez votre pouvoir aux autres.


Reconnaissez vos besoins et prenez soin de vous en premier.

Contrairement au bébé qui dépend de ses parents pour assouvir ses besoins vitaux, à l’âge adulte, personne d'autre que vous n'est responsable de vos besoins.


Si vous avez faim vous mangez, vous avez soif, vous buvez, vous avez besoin d’amour : commencez par vous aimez ! N’attendez pas de l’autre qu’il devine vos besoins. Ce n’est pas son rôle.


Parfois on s’est tellement coupé de ses besoins qu’on ne sait même plus les reconnaître. Dans mon cabinet, j’ai de temps en temps des clients qui sont dans ce cas. Une des choses que je leur propose est de faire leur thème astral pour voir où se trouve leur Lune dans leur thème. 

Je leur décris alors les besoins d’une lune dans ce signe et je leur demande s’ils ont l’impression que cela leur correspond. Mon expérience est que pour un bon nombre d’entre eux cela a été une révélation !




2. Communiquer vos besoins avec honnêteté


Parler de ses besoins de façon authentique demande du courage.


Cela va à l’encontre de l’éducation de bon nombre d’entre nous. Les adultes de votre entourage ont peut être décidé pour vous, jugeant qu’ils savaient mieux que vous ce dont vous aviez besoin.


Peut-être avez vous appris très jeune que de toutes façons vos besoins n’étaient jamais pris en compte alors en votre fort intérieur vous avez décidé de les taire.


Je repense à une de mes anciennes clientes qui pendant ses vacances aimait prendre son temps, flâner à la terrasse d’un café et regarder les gens qui passent ou faire des ballades dans la nature en faisant des pauses pour admirer le paysage.


Très tôt elle avait appris à laisser ses besoins et ses désirs de côté pour donner la priorité à sa mère dépressive. Très logiquement elle avait fait de même avec ses frères et sœurs et ses amies à l’école et ensuite avec son mari.


Son mari, un homme plein d’énergie avait besoin de challenges physiques et adorait la montagne. Elle préférait la mer mais dés le début de leur mariage elle n’avait rien dit et chaque été, elle suivait péniblement son cher et tendre sur les chemins escarpés jusqu’au sommet, une fois de plus n’osant rien dire devant son enthousiasme. Elle revenait de vacances épuisée, frustrée et en colère à la fois contre elle-même et contre son mari.


Après 15 ans de mariage la frustration et la colère vis à vis de son mari était telle qu’elle avait pris rendez-vous avec moi pour que je l’aide à développer suffisamment de courage pour parler à son mari de sa décision de demander le divorce. Elle ne supportait plus son mari et était persuadé qu’elle ne l’aimait plus.



Il lui a fallu s’octroyer le droit à ses besoins, les reconnaître et leur donner une valeur et une importance ainsi qu’à elle-même. Ensuite elle a appris à lâcher la peur du rejet si elle exprimait ses besoins, ce qui représentait son vécu d’enfance.


Cela s’est fait petit à petit, avec des pratiques quotidiennes anodines d’expression de ses besoins. Il lui a fallu apprendre à dire non de façon ferme sans agressivité ni se sentir coupable. Cet effort a payé : elle a appris à se respecter et à se faire respecter.



Lorsque vous ressentez de la frustration ou de la colère, c'est généralement parce que vous ignorez un de vos besoins.


Prenez le temps de clarifier ce besoin et exprimez le à votre entourage. Vous y gagnerez plus de sérénité, de confiance en vous et des relations plus saines et équilibrés.





3. Fixez de saines limites à votre famille, vos amis et vos collègues


Si vous avez du mal à vous affirmer généralement vous avez également des difficultés à fixer des limites.


Les limites sont comme les murs de votre maison qui déterminent votre espace de vie. Il y a votre espace personnel et il y a celui des autres.


Il y a vous et il y a l’autre et pour que la relation entre les deux soit harmonieuse et juste il y a une frontière à ne pas dépasser dans un sens comme dans l’autre : cela s’apparente au respect.


Il n’y a que vous qui pouvez définir vos limites : c’est votre responsabilité et c’est une marque de respect envers vous-même. Vous ne pouvez espérer le respect des autres si vous ne vous respectez pas en premier.


4. Restez ferme et maintenez une communication authentique sur vos limites


La partie la plus importante et la plus difficile concernant l'affirmation de soi et l'établissement de limites est de s'y tenir.


La vie vous donnera des occasions de tester votre détermination !


Votre entourage, vos collègues, vos clients, vos amis etc.. essaieront, sans mauvaises intentions d’ailleurs,  de vous faire changer d’avis.  Votre « non poli » à leur sollicitations ne sera pas forcément entendu du premier coup. Ils essaieront de vous faire changer d’avis.


C’est là où votre détermination et votre vigilance devront être fortes.  C’est si facile de se laissez à dire oui pour faire plaisir à l’autre mais souvenez vous que votre premier devoir est envers vous-même.

C’est en étant respectueux(se) de vos propres besoins et authentique dans votre communication à ce sujet que vous nourrissez des relations saines et respectueuses.